Le bras de fer se poursuit entre Moussa Sissoko, conseiller d’Ousmane Dembélé, et la Fédération française de football. Empêché d’exercer légalement en France, il a décidé de saisir la Cour européenne des droits de l’homme, estimant que la réglementation actuelle est injuste et inadaptée.
Figure bien connue des coulisses du football français, Moussa Sissoko accompagne plusieurs talents, dont Désiré Doué, Bradley Barcola et Ousmane Dembélé. Pourtant, malgré son influence et sa reconnaissance dans le milieu, il ne dispose d’aucun statut légal lui permettant d’exercer comme agent en France.
Contrairement à d’autres pays européens où il peut intervenir librement, la législation française lui interdit toute rémunération liée à cette activité. Une situation paradoxale qui dure depuis plusieurs années.
Le conflit avec la Fédération française de football remonte à 2021. Depuis, Sissoko tente de faire évoluer les règles. Dans le journal L’Équipe, il confie ne pas vouloir abandonner et espère obtenir gain de cause pour prouver qu’il peut exercer son métier sur le territoire français.
Selon le système français d’encadrement des agents sportifs, pour exercer légalement, il est obligatoire de réussir un examen spécifique, condition que Moussa Sissoko ne remplit pas. Ce cadre strict, défini par les articles L. 222-5 à L. 222-22 et R. 222-1 à R. 222-42 du Code du sport, limite fortement l’accès à la profession.
Son avocat, Me Matthieu Barandas, dénonce une situation « surréaliste », pointant du doigt une législation jugée obsolète et discriminatoire. Selon lui, certains agents licenciés restent inactifs, tandis que des intermédiaires expérimentés comme Sissoko sont exclus du système.
Après avoir été débouté par les juridictions françaises, Moussa Sissoko se tourne désormais vers la Cour européenne des droits de l’homme. L’instance devra déterminer si la réglementation française porte atteinte à ses droits fondamentaux.





