Le Real Madrid a officiellement mis fin à son engagement dans le projet de Super League européenne, après avoir trouvé un accord de principe avec l’UEFA et l’European Football Clubs (EFC). Alors que beaucoup y voient une défaite de Florentino Pérez, Nasser Al-Khelaïfi a tenu à inverser la lecture.
Dernier club encore impliqué dans cette initiative controversée après le retrait du FC Barcelone, la Casa Blanca referme ainsi un feuilleton ouvert depuis près de cinq ans. Dans un communiqué publié le mercredi 11 février, l’UEFA, l’EFC et le Real Madrid ont annoncé avoir conclu « un accord de principe dans l’intérêt du football européen », au terme de plusieurs semaines de discussions intenses et confidentielles. Jusqu’au matin même du 50e Congrès de l’UEFA, les négociations se poursuivaient encore dans un hôtel où étaient réunis dirigeants madrilènes et responsables de l’instance européenne.
Lancée pour remplacer la Ligue des champions, la Super League n’aura finalement jamais trouvé son public. Le projet a été plombé par une forte opposition populaire et le retrait progressif de ses fondateurs, avant de s’éteindre définitivement avec le départ du club madrilène.
Président de l’EFC et du PSG, Nasser Al-Khelaïfi s’est félicité de cet accord, estimant que toutes les parties en sortaient gagnantes. Dans un entretien accordé à Marca, il a rendu hommage à Florentino Pérez.
« Florentino Pérez est un homme élégant, intelligent, un visionnaire qui cherche constamment à améliorer les choses. Si certains pensent qu’il a perdu aujourd’hui, ils se trompent lourdement », a déclaré le dirigeant qatari.
Pour lui, l’essentiel reste la victoire du football européen :
« L’UEFA gagne, le Real Madrid gagne, l’EFC gagne. Personne n’est perdant. Cette guerre ne menait à rien. Le football triomphe. »
Al-Khelaïfi a également salué le rôle d’Aleksander Čeferin, président de l’UEFA, ainsi que celui de plusieurs dirigeants impliqués dans les négociations, notamment Behdad Eghbali, copropriétaire de Chelsea. Il a aussi reconnu le « courage » de Joan Laporta, président du FC Barcelone, pour avoir amorcé le rapprochement.
« Dans l’accord final, le dialogue a toujours triomphé contre la division. Malgré nos divergences, nous avons cherché un terrain d’entente en gardant à l’esprit les intérêts collectifs », a-t-il assuré.
Après avoir obtenu le retrait du Barça, puis celui du Real Madrid, l’EFC et l’UEFA referment ainsi un chapitre délicat du football européen.



