Xavi Simons, promu capitaine en l’absence des cadres, n’a pas convaincu lors du naufrage à Francfort. À quelques heures du choc contre le Bayern, le coach Zsolt Löw hésite à lui renouveler sa confiance.
Un brassard qui pèse lourd
Xavi Simons est devenu malgré lui l’un des symboles de la mauvaise passe que traverse le RB Leipzig. Lors de la lourde défaite 0-4 contre l’Eintracht Francfort, il a porté pour la première fois le brassard de capitaine, en remplacement des titulaires absents Willi Orban (cuisse) et Peter Gulacsi (commotion). Mais ce statut n’a pas eu l’effet escompté : sorti après 76 minutes, Xavi Simons n’a pas pesé sur la rencontre.
Zsolt Löw, qui avait fait ce pari pour responsabiliser le talent néerlandais, a reconnu après coup : « On aurait tous les deux aimé que ça se passe autrement. » S’il a salué « la manière dont Xavi Simons reçoit les choses » et un « échange très constructif », Löw a aussi pointé que le joueur de 22 ans ne pouvait pas encore répondre aux attentes que l’on place dans des capitaines aguerris : « Il a essayé, mais il y a encore une marge de progression. »
Une décision à plusieurs dimensions
Le choix du capitaine pour le match de ce samedi contre le Bayern Munich – toujours sans Orban ni Gulacsi – n’est pas tranché. Löw ne veut pas décider seul, conscient que retirer le brassard à Xavi Simons pourrait être mal perçu : « Ce serait peut-être vu comme un manque de confiance. » En même temps, la promotion n’a pas semblé lui donner des ailes à Francfort.
Plusieurs autres joueurs expérimentés pourraient prendre le relais : David Raum (27 ans), qui postule à une place de titulaire, Lukas Klostermann (28 ans), ou encore Kevin Kampl (34 ans), rétabli et en forme à l’entraînement. Löw a d’ailleurs lancé une « semaine de test » : « Chacun peut et doit montrer à l’entraînement qu’il est prêt. Cela jouera un rôle déterminant dans la composition de l’équipe. »
Face au Bayern, leader du championnat et potentiel champion dès ce week-end, Leipzig devra afficher un tout autre visage que lors de sa dernière sortie. Löw attend une réaction pleine de fierté, d’intensité et de passion :
« On peut encadrer, motiver, corriger de l’extérieur. Mais l’envie, l’ambition, la passion et le plaisir de jouer doivent venir des joueurs eux-mêmes. »



