Un cas de fraude à la Caisse des allocations familiales a été relevé cette semaine. D’après Le Parisien, un homme d’une quarantaine d’années, installé dans la région de Nice, a réussi à détourner près de 200 000 euros en se faisant passer pour Alexandre Lacazette.
Selon les premiers éléments, l’individu aurait exploité les failles du système et monté son stratagème en créant un compte à la Caisse d’allocations familiales (CAF) sous une fausse identité. En utilisant le nom de l’ancien attaquant de l’Olympique lyonnais, aujourd’hui évoluant en Arabie saoudite, il aurait déclaré de faux revenus afin de percevoir des aides sociales auxquelles il n’avait évidemment pas droit.
L’affaire ne serait toutefois pas isolée. Toujours selon le quotidien, d’autres footballeurs auraient été ciblés par des escrocs utilisant des méthodes similaires. Le principe est de récupérer les données de personnes réelles, souvent sans activité auprès de la CAF, puis de s’en servir pour ouvrir des comptes frauduleux et multiplier les demandes.
Le directeur général de la Caisse nationale d’allocations familiales (Cnaf), Nicolas Grivel, décrit un mécanisme bien rodé où les fraudeurs misent sur des profils crédibles pour passer sous les radars, avant de falsifier les déclarations de ressources et d’encaisser les aides.
Ces pratiques s’inscrivent dans un phénomène plus large. En 2025, la Cnaf a détecté 508,8 millions d’euros de fraudes, contre 449,2 millions d’euros un an plus tôt, en 2024. Des chiffres en hausse, mais qui restent sans commune mesure avec la fraude fiscale, estimée à 17,1 milliards d’euros sur la même période.
Derrière cette affaire, c’est surtout la question de la sécurisation des systèmes et de la protection des données personnelles qui revient sur le devant de la scène.





